Des nuages obscurcissent le ciel…

Ci-dessous un message diffusé sur Facebook…

[ANNULATION JOURNEE TECHNIQUE FFV]
Bonjour à tous et toutes, éleveurs et responsables de clubs.
L’équipe de la FFV préparait depuis plusieurs mois/semaines une journée technique de la FFV qui devait avoir lieu le 28 aout 2021 dans le Loiret. Malheureusement, les mauvaises nouvelles ou contraintes s’accumulent :
Un cas de grippe aviaire a été détecté début juillet dans la basse-cour d’un particulier dans le Loiret, à une grosse vingtaine de kilomètres de Viglain. La DDSPP du Loiret ne peut pas garantir avec certitude qu’elle donnerait un accord écrit favorable pour la période de fin aout …
Seconde contrainte, la plus complexe : les contraintes sanitaires liées au Covid-19 depuis les « annonces » du Président de la République E.Macron le lundi 12 juillet.Après analyse des annonces et contacts pris avec plusieurs préfectures pour demander les conditions d’application à une manifestation comme la nôtre, il s’avère que cela devient compliqué pour le concept qui avait été choisi.En effet, avec un prévisionnel à plus de 100 personnes, le tout avec un accès libre tout au long de la journée, nous serions en théorie obligés d’exiger à l’entrée le « pass sanitaire » et dès lors « filtrer » avec un créneau horaire d’arrivée plus ou moins maitrisé : un contre-sens avec le concept d’une journée telle qu’elle était prévue, avec des va-et-vient possibles dans tous les sens sur un site « ouvert ».En outre, les conditions pour assurer la restauration deviennent lourdes et imposent une logistique contraignante (si on veut respecter les règles, ce qui est le cas de la FFV).
Après réflexion, après consultation de l’ensemble du conseil d’administration de la FFV, et en consultant les prévisions sur le Covid-19 qui depuis quelques jours qui ne sont pas franchement optimistes, et compte tenu que rien ne nous garantit qu’une annulation de dernière minute n’est pas impossible, le tout couplé avec le cas de grippe aviaire et les incertitudes de la DDSPP à nous garantir que tout sera possible niveau présentation d’animaux … L’équipe de la FFV a pris la difficile décision d’annuler cette journée technique maintenant, plutôt qu’au dernier moment ou par la contrainte.
Nous tenons cependant à remercier énormément les nombreux clubs qui s’étaient engagés à venir, à faire des stands, des exposés, des présentations … Merci à ceux qui sont prêts à se bouger et à faire vivre notre fédération !
Vous souhaitant à tous et toutes un bel été …Rendez-vous est pris (et confirmé !) pour Limoges en octobre 2021 et la « Nationale Volailles FFV ».
L’équipe de la FFV

Mea culpa…

Oui, je m’accuse, chers amis, d’avoir péché par omission en janvier dernier en rédigeant notre bulletin. J’ai simplement oublié de mettre à jour le tableau des membres du Conseil.

Pierre me l’a fort heureusement rappelé et je reconnais, quitte à aggraver mon cas, que Sophie m’avait déjà fait une remarque à ce sujet. Mais, effet de l’esprit de procrastination ou paresse inavouable, je n’ai rien corrigé. Mille pardons.

Il faut donc souligner, comme il en est fait état dans le rapport officiel de l’A.G., que deux nouveaux membres viennent prêter main forte aux conseillers en exercice. Il s’agit de Sophie COUESPEL et Jérémy MORIN qui s’occupe de la gestion de la page Face Book de l’association.

Voilà l’erreur rectifiée, je compte sur votre indulgence.

Amicalement,

Guy

ÉTÉ 2021

Réflexions de-ci, de-là…

Mais oui, chers amis ! Nous sommes en été depuis une dizaine de jours. Nous devons nous en convaincre. Pour le moment la canicule est supportable ! Juin s’achève. Une certaine morosité plombe les villes et les villages. La pandémie reste menaçante mais nous apprécions tout de même que les mesures sanitaires de protection nous laissent un peu plus de liberté.

L’inquiétude domine cependant les esprits. Nul ne sait de quoi demain sera fait. Nul ne sait si notre exposition de novembre pourra avoir lieu. Aurons-nous l’autorisation de l’organiser ? Si, par bonheur, la réponse était positive, dans quelles conditions pourrons-nous le faire ? Et quand aurons-nous connaissance des éléments nécessaires pour mener à bien cette tâche ?

Côté éleveurs l’enthousiasme présidant à la mise en route de belles couvées ou de belles portées en vue d’une sélection d’animaux à présenter aux juges n’est-il pas quelque peu affadi ?

Le Conseil d’Administration dans son ensemble se préoccupe de ces questions. Il mettra tout en œuvre pour que tous les éleveurs puissent avoir le plaisir de se rencontrer dans la chaleur de notre exposition. Mais, hélas, il ne dispose à ce jour d’aucune information lui permettant de s’engager de façon ferme et définitive. Soyez tous sûrs que nous ne manquerons pas de vous apporter tous éclaircissements dès que nous aurons nous-mêmes des nouvelles.

Les élections départementales et régionales viennent de se dérouler. Avec le succès (!) que l’on sait. La campagne a mis en évidence les orientations de certains candidats au sujet des activités liées aux animaux. C’est dire si nous sommes concernés. Les réflexions à ces sujets ne peuvent nous laisser indifférents. Le bien-être animal est bien une de nos préoccupations majeures. Mais soyons sur nos gardes car l’expérience démontre que derrière cette idée louable se côtoient des conceptions très différentes.

Pour alimenter nos méditations sur le sujet je propose ces propos d’une éleveuse de brebis en Ardèche, propos rapportés par Erik Orsenna dans son ouvrage « Cochons Voyage au pays du Vivant » :

« Quand on nous traite de meurtriers parce que nous abattons nos bêtes, d’esclavagistes parce que nous persévérons dans la domestication, qu’on nous dit que les loups ont plus de droit que nous de vivre dans les montagnes, après la stupéfaction viennent la colère et le désarroi, et c’est très lourd à porter. »

Et elle déplore « la déconnexion de plus en plus grande en Occident avec la terre, les bêtes et l’acte de production, mais aussi avec la nature et la mort.« 

Voilà peut-être de quoi animer certaines discussions. Je vous adresse mes amitiés, à toutes et à tous.

Guy

A VENDRE…

Notre ami Alain Chauffourier se trouve dans la triste obligation de cesser toute activité d’élevage.

En conséquence, il propose à la vente : une dizaine de couples de pigeons TEXAN, quelques couples de CARNEAU ROUGE, trois couples de BOUVREUIL CUIVRE A MANTEAU NOIR, deux femelles BOUVREUIL DORE A MANTEAU BLEU, des couples CAUCHOIS ARGENTE MAILLE JAUNE, deux mâles UNICOLORE NOIR A BAVETTE, un couple MONDAIN BLEU BARRE, un couple MONDAIN PANACHE et cinq couples TOURTERELLES TOUTES COULEURS.

Si vous êtes intéressé, veuillez contacter Alain au 06 86 88 32 40

PRIX A DÉBATTRE

PIGEON TEXAN

PIGEON CARNEAU ROUGE

BOUVREUIL CUIVRE A MANTEAU NOIR
CAUCHOIS ARGENTE MAILLE JAUNE
TOURTERELLE

LES ANIMAUX MALADES DE LA COVID

Non ! Vous savez tous que la peste ne sévit pas chez nous comme au temps de Jean de la Fontaine. La fable « Les animaux malades de la peste » n’est donc plus d’actualité. Et son auteur, se prélassant dans le parc du château de ses grands-parents, surplombant le centre ville de Coulommiers et le village de Mouroux, a bien besoin de la plume alerte d’un jeune confrère pour réactualiser son récit.

Et le jeune confrère ne se fait pas attendre J’ai nommé… Pierre Herrmann. Voici donc le travail de Jean corrigé et mis à jour par Pierre.

« Le Passé est toujours présent »

Citation de Maurice Maeterlink

Le 13 avril 1695 mourait, à 73 ans, Jean de la Fontaine, poète, fabuliste et conteur.

Le brillant maniement des vers et la visée morale des textes, beaucoup plus complexes qu’il n’y paraît à la première lecture, ont déterminé le succès « des fables de la Fontaine ».

On citera aujourd’hui « les animaux malades de la peste ». Étrange concordance 4 siècles plus tard avec notre situation sanitaire du moment.

A nos chers Éleveurs d’animaux de basse-cour.

« Les animaux malades de la Covid »

Un mal qui répand la terreur
Mal que le ciel en sa fureur
Inventa pour punir les crimes de la terre,
La Covid (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
Faisait aux animaux la guerre.
Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés.
On n’en voyait point d’occupés
A chercher le soutien d’une mourante vie ;
Nul mets n’excitait leur envie.
Ni poules ni canards n’épiaient
Le doux et l’innocent ver de terre  
Les tourterelles se fuyaient
Plus d’amour, la vie devient un calvaire.

Le canard de Barbarie tint conseil, et dit : « Mes chers amis »,
Je crois que le ciel a permis
Pour nos péchés cette infortune.
Que le plus coupable de nous
Se sacrifie aux traits du céleste courroux
Peut- être il obtiendra la guérison commune
L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
On fait de pareils dévouements.
Ne nous flattons donc point, voyons sans indulgence 
L’état de notre conscience.
Pour moi, satisfaisant mon agressivité de renom,
J’ai piqueté force canetons.
Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense.
Même il m’est arrivé quelquefois d’attaquer
Mon nourricier.
Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense
Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi :
Car on doit souhaiter selon toute justice
Que le plus coupable périsse.
_ Majesté, dit le Lapin, vous êtes trop bon palmipède
Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
Eh bien piqueter des canetons, chenapans, forts de maladresse,
Est-ce un péché ? Non, non : vous leur fîtes, Seigneur,
En les piquetant beaucoup d’honneur ;
Et quant au nourricier, l’on peut dire
Qu’il était digne de tous maux,
Étant de ces gens-là qui sur les animaux
Se font un chimérique empire.
Ainsi dit le lapin, et flatteurs d’applaudir.

Du paradis des conteurs, je souhaite que Jean de la Fontaine me pardonne d’avoir  quelque  peu adapté sans prétention sa fable.

Pierre HERRMANN

LE RESPECT DE L’ANIMAL

Il y a de quoi s’inquiéter quand on lit certains articles. Comment comprendre le verbe « respecter » ? Des citadins n’ayant aucune expérience de la vie avec des animaux élèvent la voix pour discréditer toute forme de domestication et d’utilisation de l’animal. Ce qui ne les empêche pas de profiter de sélections outrancières pour fabriquer des chiens (fiers descendants des loups ?) avec lesquels ils jouent comme avec des peluches.

Je partage ci-dessous le message de Matthieu Leuridan sur Facebook. A chacun de réagir en fonction de ses convictions.

Guy

RÉFLEXIONS SUR NOTRE TEMPS – YVES ABATE

Yves réagit à mon article du 10 avril dernier. J’ai plaisir à partager sur notre site ses propos empreints d’une grande sagesse. Par ailleurs il s’inquiète à juste titre de la situation des associations avicoles par les temps troublés que nous vivons. Je cite ce qu’il m’écrit dans un mail :

« Je viens d’apprendre que le club de l’EAE, dont je fais partie depuis une trentaine d’années, va disparaître ! Les clubs avicoles sont en sommeil, ils vont devoir faire des efforts pour repartir.« 

Et voici sa réaction à l’article du 10 avril.

Par ces temps moroses, Guy nous transmet quelques réflexions d’actualité pour donner un peu de vie au site de la SABG. 

Il termine par cette phrase : « Je nous souhaite à tous de traverser le plus sereinement possible ces « vagues » terribles sur lesquels la Covid-19 nous fait « surfer » comme on dit en « bon » français. » Nous sommes tantôt sur un pic, tantôt sur un plateau, tantôt sur une descente.  

Nous vivons cette pandémie au gré des annonces médiatiques. Peurs, angoisses, paniques bercent notre quotidien. 

Pour moi, petit vieux retraité exilé dans mon oasis de nature, entouré par toute ma volaille, je me sens très peu impliqué dans cette crise sanitaire. 

Oui, la mort plane sur nos têtes, et alors, c’est notre destinée à tous, aujourd’hui ou demain ! 

Je suis surpris de voir l’insouciance de la jeunesse et les craintes de la vieillesse devant cette fin de vie qui nous est inéluctable. Pour moi, je vois les choses complètement inversées : les jeunes doivent craindre de perdre leur avenir et les vieux doivent accepter de laisser la place aux jeunes ! 

Je me sens d’ailleurs de moins en moins concerné par l’avenir de l’humanité. Je ne veux pas sauver la planète car je n’en ai plus le temps et l’énergie. Cela ne m’empêche pas d’être conscient des nombreuses crises que devront affronter les générations futures. Nous devons modifier nos habitudes pour s’adapter aux changements de notre environnement. 

Oui, amis éleveurs, traversons sereinement ces moments difficiles et profitons de ce merveilleux printemps 2021 avec le renouveau de la nature. 

Actuellement, j’ai beaucoup de petits poussins qui m’apportent leur vivacité et leur joie de venir passer un moment sur notre jolie terre. 

Reproduisez, sélectionnez et rendez-vous le plus tôt possible à une grande exposition avicole pour montrer au public les plus beaux et adorables animaux domestiques que nous choyons quotidiennement. 

Bien amicalement. 

Yves ABATE 

EN SIGNE D’AMITIÉ : QUELQUES RÉFLEXIONS DE GUY

I- ÉCRITURE INCLUSIVE

Chers adhérents de la S.A.B.G. et autres associations, amis éleveurs,

Pour commencer, ne soyez pas offusquées, amies éleveuses, si je ne vous ai pas spécifiquement mentionnées dans l’adresse. Pour moi, vieux de la vieille, le groupe « amis éleveurs » comprend automatiquement les amies éleveuses sans qu’il soit nécessaire de préciser. Mais nous vivons une époque moderne et pleine de contradictions. On prône l’écriture inclusive pour ne pas oublier les dames mais en même temps on remet en cause le genre. On recherche la simplicité mais on ne s’offusque pas devant cette écriture inclusive si rebutante à pratiquer.

Quelques règles et exemples d’écriture inclusive. Ils font de l’élevage. Jusqu’à présent on entendait dans cette expression que le groupe dont on parle est composé aussi bien d’hommes que de femmes dans des proportions non précisées. Aujourd’hui il faudrait mentionner par ordre alphabétique les termes au féminin et au masculin. On devrait donc écrire : Elles et ils font de l’élevage. Quant à l’accord, il se fait avec le sujet le plus proche du verbe : Les hommes et les femmes sont belles.

On utilise un point milieu pour marquer le genre des mots : les éleveur.euse.s, les acteur.trice.s. Vous trouvez ça facile, vous ? D’autant moins que mes exemples ne sont pas vraiment justes. En effet, les points ne sont pas corrects mais je ne sais pas les produire à partir de mon clavier. Par comparaison avec les tirets, le point correspondrait au tiret du 8 alors que le point milieu correspondrait au tiret du 6.

II- UN PEU DE LECTURE

Pour ceux qui aiment lire ou qui trouvent le temps de lire, je recommande ce titre de Boris Cyrulnik (Voir ci-dessous). L’auteur expose avec la simplicité qu’on lui connaît des réflexions sur l’actualité que nous vivons. Éleveurs, nous ne pouvons rester indifférents aux questions sur la place de l’humain dans la nature ni sur la place de l’individu dans la société. Beaucoup de nos certitudes nées de notre éducation, de notre expérience sont remises en cause actuellement, nous en sommes déboussolés. La réflexion de Boris Cyrulnik peut nous aider à nous réorienter, à repréciser un cap, à ne pas perdre tous nos repères.

Je nous souhaite à tous de traverser le plus sereinement possible ces « vagues » terribles sur lesquels la Covid-19 nous fait « surfer » comme on dit en « bon » français. En attendant des jours meilleurs soignez bien vos petites et grosses bêtes dans l’espoir que le jour où vous pourrez les présenter en exposition ne se fera pas trop attendre. N’hésitez pas à faire part de toutes remarques qui vous viendraient à l’esprit.

Bien amicalement,

Guy