Le mérite agricole à Guy MOTTE.

Je viens de recevoir le courriel copié ci-dessous adressé par Daniel Dadu. Je le remercie et donne suite en publiant l’article qu’il a écrit. Cliquez sur le lien ci-dessous pour en prendre connaissance.

Bonjour Guy
Merci pour ces jolies photos.
J’avais envoyé un article à monsieur Périquet pour mettre à l’honneur notre ami Guy Motte qui a été promu récemment chevalier du mérite agricole.
Serait-il possible de transmettre cette information à nos amis éleveurs ?
D’avance merci.
Cordialement
Daniel Dadu

MOTTE merite agricole mercredi 19 juillet Monsieur PERIQUET Jean Claude

Appel à l’aide…

Chers adhérents,

Veuillez trouver ci-dessous le message que m’envoie Gérald Dreumont. Merci d’appeler très vite le numéro indiqué si vous pouvez répondre favorablement à la demande de Gabin.

« B‌onjour,

Gabin WIMART, adhérent de la SABG et dont les parents adhèrent également à la B.C.V.M. souhaite inscrire ses poules naines au Championnat de France qui se déroule à RENNES le week-end des 11 et 12 novembre; les inscriptions se terminent officiellemnt ce week-end‌.

Quelqu’un d’entre vous compte-t-il s’y rendre ; si tel est le cas merci de les contacter d’urgence au 06-33-59-74-49.

Message peut-être à relayer auprès des adhérents de la S.A.B.G….

Merci.

Gérald Dreumont »

MESURES DE BIO-SÉCURITÉ : UNE REACTION DE YVES ABATE

Encore une fois notre ami Yves ABATE réagit promptement… Le dernier article inséré relatif à la bio-sécurité ne l’a pas laissé indifférent comme nombre d’entre nous, du moins je le pense. N’hésitez pas à vous exprimer sur ce sujet si le cœur vous en dit…

La bio-sécurité – ATTENTION – DANGER

Je vois un horizon qui s’assombrit pour les amis des bêtes ! Aujourd’hui, le ministère de l’agriculture et de l’alimentation nous donne treize recommandations pour élever notre basse-cour. Demain, il nous donnera des normes et des taxes sur tout animal que nous détiendrons. Les vétérinaires ne manqueront pas de donner leurs exigences et nos jeunes préfèreront, compte tenu des finances à engager, avoir leur basse-cour dans leur ordinateur plutôt que dans leur jardin. De plus en plus de personnes veulent, au nom du bien-être animal et par une éducation citadine éloignée de la ruralité et de la nature, supprimer le contact affectif avec les animaux et imposer des interdictions de détention. J’en ai déjà fait les frais avec mon renard apprivoisé. J’ai vu la disparition des petits élevages familiaux bovins au nom de l’épidémie de Vache-folle et la création de nouvelles normes d’hygiène pour favoriser de gros élevages capitalistes. J’ai vu la disparition des élevages de porcs des Chrétiens d’Orient en Egypte au nom de l’éradication de la peste porcine dans le but de satisfaire la religion musulmane. Je vois venir l’interdiction de détention par les particuliers d’animaux de basse-cour au nom de l’épidémie de grippe aviaire pour favoriser certains professionnels de la filière animale. Je vois l’hégémonie des associations écolo-végétariennes qui veulent que des loups, des ours et autres animaux susceptibles de causer des dégâts soient protégés et vivent en liberté dans la nature. Ils ne supportent pas de voir un être vivant derrière les barreaux comme s’il était en prison alors que sa seule faute est de vouloir vivre. J’arrive à me culpabiliser lorsque je vais couper une salade dans mon potager. Quand je pense au destin tragique de cette pauvre salade qui ne bénéficiera pas du bien être végétal ! Sérieusement, vais-je appliquer ces recommandations et porter des bottes, une blouse dédiée et éventuellement des gants pour soigner mes oiseaux ?  On pousse un peu loin le bouchon et on nous prend pour quoi ?

Yves ABATE

Questions pratiques d’un adhérent éleveur de Ko Shamo

Un ami éleveur adhérent de la SABG vient de m’adresser le mail qui suit. Les questions abordées et les réponses que j’apporte avec la contribution majeure de Patrick Guénard peuvent intéresser d’autres adhérents. 

Voici donc le mail : 

Bonjour !
Je suis adhérent à la sabg pour la 2ème année !
Comme renseigné lors de mon inscription, j’élève exclusivement du ko shamo.
J’ai deux questions:
– À partir de quel âge peut-on exposer un sujet d’espèce naine?
– Comment puis-je obtenir les vaccins pour mes sujets à exposer ?
Merci
– D’autre part les coqs guadeloupéens sont reconnus en expo avicole?

Cordialement.

Et notre réponse :

1- On peut exposer un sujet à partir du moment où il est adulte, en général vers 7 ou 8 mois.

2- Le seul vaccin obligatoire concerne la maladie de Newcastle. Il faut impérativement se le procurer chez un vétérinaire qui établit alors un certificat de vaccination à produire aux organisateurs des expositions.

3- Les coqs guadeloupéens élevés pour le combat ne sont pas reconnus dans les expositions avicoles.

Nous espérons avoir répondu à l’attente du demandeur et, peut-être, avoir également satisfait la curiosité d’autres lecteurs !

Guy

 

 

En réponse à… (3)

A mon tour de commenter ce texte de Pierre Abate auquel ont réagi Pierre Vandekerkhove et Daniel Dadu que je remercie. Mais les réactions peuvent encore venir, nombreuses, très nombreuses !!!

J’ai été très ému par cette réflexion très riche, aux facettes multiples, à laquelle on n’est pas habitué dans les conversations entre « éleveurs-sélectionneurs-amateurs ».

Le souci d’analyser chaque terme reflète des interrogations humanistes auxquelles je ne puis que m’associer.

Bien sûr il est toujours possible de saisir la réalité à partir d’autres angles de prise de vue. Un éleveur c’est aussi, étymologiquement, celui qui élève c’est à dire celui qui permet une progression du bas vers le haut. (Encore faut-il savoir où sont le bas et le haut !!!). Un sélectionneur c’est celui qui s’évertue à choisir et développer le meilleur, autre façon de dire presque la même chose. Un amateur c’est « celui qui aime ». Certes, dans notre société, Yves le relève justement, c’est celui qui n’est pas « pro », qui ne se soucie pas des contingences légales, ne paie pas de taxes sur son activité.

Il n’empêche que le texte d’Yves qui débute par des considérations sur les récompenses attribuées aux « éleveurs méritants » pose des questions importantes que je me permets d’aborder à partir d’un angle légèrement différent.

A propos de la sélection.

Yves fait référence au nazisme qui considérait la « race aryenne » comme la race supérieure qui devait supplanter toutes les autres. (En admettant qu’il y eût une « race aryenne et d’autres races humaines à côté !). Et cela en fonction de critères précis, c’est à dire en fonction d’un standard. Cela vous dit quelque chose, chers éleveurs-sélectionneurs ? C’est en fait l’eugénisme. Faisons-nous le rapprochement avec notre activité ? Simple question mais…

A propos de l’élevage

« Soigner, nourrir les animaux pour les conserver en vie ». Ne peut-on compléter l’idée en  précisant : « Assurer le bien-être des animaux en les observant pour bien comprendre leurs besoins et les satisfaire au mieux » ? Que ces besoins soient d’ordre physique ou comportemental. Et en se méfiant de l’anthropomorphisme. L’éthologie animale devrait être un souci premier pour chaque éleveur.

A propos des amateurs et des passionnés

Que l’amateur soit vraiment « celui qui aime ». Que nous réfléchissions au sens du mot « passion ». Beau mot, en effet, qui désigne un amour intense. Mais mot pervers car le passionné aime à en perdre la raison. Si bien qu’il risque de perdre sa liberté de jugement, entraîné ou ligoté par sa passion qui fait de lui son jouet.

A propos de l’entité « éleveur-sélectionneur-amateur »

Comme Yves qui reconsidère d’entrée de jeu sa position par rapport aux PH ou GPH et autres récompenses obtenues lors des expositions je pense, au risque de choquer certains que je prie de bien vouloir m’excuser, je pense donc que le système des récompenses s’appuie et valorise l’esprit de compétition. Cet esprit de compétition est développé dans notre société depuis la plus tendre enfance, depuis l’école maternelle. Pourtant, avec Albert Jacquard, le célèbre biologiste, je suis persuadé que :

« Chercher à être le meilleur c’est faire preuve de conformisme »

C’est, de ce fait, un frein au progrès contrairement aux apparences. Les véritables progrès de l’humanité sont possibles lorsque sont réunies les conditions d’une collaboration efficace, lorsque règne l’esprit de partage et d’abnégation. Les piliers du progrès humain :

Communiquer – Mettre en commun – Créer des liens – Échanger – Assembler

Il y aurait encore beaucoup à dire mais… à chacun de rebondir sur ces propos !

Guy

En réponse à… (2)

C’est maintenant Pierre Vandekerkhove qui réagit au texte d’Yves Abate. Je l’en remercie vivement et souhaite que la réflexion se prolonge et s’exprime à travers d’autres réactions, nombreuses…

Très intéressants les commentaires, tous nous avons le droit d’expression, le problème c’est la bêtise de nos concitoyens.

Un éleveur sélectionneur en terme avicole est  important pour la survie de l’animal, continuez, c’est vous (l’avenir du passé).

Faire revivre des races, en sauver d’autres, voire en créer de nouvelles.

Pierre Vandekerkhove.

Merci à tous.

En réponse à…

En réponse à l’article de Yves ABATE, Daniel DADU nous adresse ce petit mot et il en profite pour remercier Pierre. Merci, Daniel, pour cette rapide réponse.

Merci Yves pour ton ressenti qui est aussi le mien.
Ne nous décourageons pas et vivons pleinement notre passion.
Encore merci à Pierre pour son initiative conviviale et passionnante.
Amicalement
Daniel Dadu