Questions pratiques d’un adhérent éleveur de Ko Shamo

Un ami éleveur adhérent de la SABG vient de m’adresser le mail qui suit. Les questions abordées et les réponses que j’apporte avec la contribution majeure de Patrick Guénard peuvent intéresser d’autres adhérents. 

Voici donc le mail : 

Bonjour !
Je suis adhérent à la sabg pour la 2ème année !
Comme renseigné lors de mon inscription, j’élève exclusivement du ko shamo.
J’ai deux questions:
– À partir de quel âge peut-on exposer un sujet d’espèce naine?
– Comment puis-je obtenir les vaccins pour mes sujets à exposer ?
Merci
– D’autre part les coqs guadeloupéens sont reconnus en expo avicole?

Cordialement.

Et notre réponse :

1- On peut exposer un sujet à partir du moment où il est adulte, en général vers 7 ou 8 mois.

2- Le seul vaccin obligatoire concerne la maladie de Newcastle. Il faut impérativement se le procurer chez un vétérinaire qui établit alors un certificat de vaccination à produire aux organisateurs des expositions.

3- Les coqs guadeloupéens élevés pour le combat ne sont pas reconnus dans les expositions avicoles.

Nous espérons avoir répondu à l’attente du demandeur et, peut-être, avoir également satisfait la curiosité d’autres lecteurs !

Guy

 

 

En réponse à… (3)

A mon tour de commenter ce texte de Pierre Abate auquel ont réagi Pierre Vandekerkhove et Daniel Dadu que je remercie. Mais les réactions peuvent encore venir, nombreuses, très nombreuses !!!

J’ai été très ému par cette réflexion très riche, aux facettes multiples, à laquelle on n’est pas habitué dans les conversations entre « éleveurs-sélectionneurs-amateurs ».

Le souci d’analyser chaque terme reflète des interrogations humanistes auxquelles je ne puis que m’associer.

Bien sûr il est toujours possible de saisir la réalité à partir d’autres angles de prise de vue. Un éleveur c’est aussi, étymologiquement, celui qui élève c’est à dire celui qui permet une progression du bas vers le haut. (Encore faut-il savoir où sont le bas et le haut !!!). Un sélectionneur c’est celui qui s’évertue à choisir et développer le meilleur, autre façon de dire presque la même chose. Un amateur c’est « celui qui aime ». Certes, dans notre société, Yves le relève justement, c’est celui qui n’est pas « pro », qui ne se soucie pas des contingences légales, ne paie pas de taxes sur son activité.

Il n’empêche que le texte d’Yves qui débute par des considérations sur les récompenses attribuées aux « éleveurs méritants » pose des questions importantes que je me permets d’aborder à partir d’un angle légèrement différent.

A propos de la sélection.

Yves fait référence au nazisme qui considérait la « race aryenne » comme la race supérieure qui devait supplanter toutes les autres. (En admettant qu’il y eût une « race aryenne et d’autres races humaines à côté !). Et cela en fonction de critères précis, c’est à dire en fonction d’un standard. Cela vous dit quelque chose, chers éleveurs-sélectionneurs ? C’est en fait l’eugénisme. Faisons-nous le rapprochement avec notre activité ? Simple question mais…

A propos de l’élevage

« Soigner, nourrir les animaux pour les conserver en vie ». Ne peut-on compléter l’idée en  précisant : « Assurer le bien-être des animaux en les observant pour bien comprendre leurs besoins et les satisfaire au mieux » ? Que ces besoins soient d’ordre physique ou comportemental. Et en se méfiant de l’anthropomorphisme. L’éthologie animale devrait être un souci premier pour chaque éleveur.

A propos des amateurs et des passionnés

Que l’amateur soit vraiment « celui qui aime ». Que nous réfléchissions au sens du mot « passion ». Beau mot, en effet, qui désigne un amour intense. Mais mot pervers car le passionné aime à en perdre la raison. Si bien qu’il risque de perdre sa liberté de jugement, entraîné ou ligoté par sa passion qui fait de lui son jouet.

A propos de l’entité « éleveur-sélectionneur-amateur »

Comme Yves qui reconsidère d’entrée de jeu sa position par rapport aux PH ou GPH et autres récompenses obtenues lors des expositions je pense, au risque de choquer certains que je prie de bien vouloir m’excuser, je pense donc que le système des récompenses s’appuie et valorise l’esprit de compétition. Cet esprit de compétition est développé dans notre société depuis la plus tendre enfance, depuis l’école maternelle. Pourtant, avec Albert Jacquard, le célèbre biologiste, je suis persuadé que :

« Chercher à être le meilleur c’est faire preuve de conformisme »

C’est, de ce fait, un frein au progrès contrairement aux apparences. Les véritables progrès de l’humanité sont possibles lorsque sont réunies les conditions d’une collaboration efficace, lorsque règne l’esprit de partage et d’abnégation. Les piliers du progrès humain :

Communiquer – Mettre en commun – Créer des liens – Échanger – Assembler

Il y aurait encore beaucoup à dire mais… à chacun de rebondir sur ces propos !

Guy

En réponse à… (2)

C’est maintenant Pierre Vandekerkhove qui réagit au texte d’Yves Abate. Je l’en remercie vivement et souhaite que la réflexion se prolonge et s’exprime à travers d’autres réactions, nombreuses…

Très intéressants les commentaires, tous nous avons le droit d’expression, le problème c’est la bêtise de nos concitoyens.

Un éleveur sélectionneur en terme avicole est  important pour la survie de l’animal, continuez, c’est vous (l’avenir du passé).

Faire revivre des races, en sauver d’autres, voire en créer de nouvelles.

Pierre Vandekerkhove.

Merci à tous.

En réponse à…

En réponse à l’article de Yves ABATE, Daniel DADU nous adresse ce petit mot et il en profite pour remercier Pierre. Merci, Daniel, pour cette rapide réponse.

Merci Yves pour ton ressenti qui est aussi le mien.
Ne nous décourageons pas et vivons pleinement notre passion.
Encore merci à Pierre pour son initiative conviviale et passionnante.
Amicalement
Daniel Dadu

Éleveurs sélectionneurs amateurs

Tout un programme, ce titre !

C’est ce que nous autres, adhérents de la SABG ou d’autres associations avicoles, nous prétendons être ou nous aspirons à être. Mais qu’est-ce qui se cache exactement derrière ces mots ? Yves ABATE a pris la peine de réfléchir à la question, de se documenter et nous livre le fruit de ses recherches et de ses cogitations. Je l’en remercie vivement.

Tout le monde sera-t-il en accord avec ses propos ? « P’têt ben qu’oui, p’têt ben qu’non » comme on dirait en Normandie. Toujours est-il qu’il serait intéressant que les lecteurs donnent leur avis sur le sujet. Alors à vos plumes d’oie, plutôt à vos crayons ou même à vos claviers ! Qu’importe l’outil, l’important c’est la pensée exprimée et partagée.

Pour accéder au texte d’Yves, cliquez sur le lien ci-dessous.

Eleveur sélectionneur amateur C

Notre sortie du 10 juin au parc des félins, témoignage de Yves ABATE

Au retour de cette fameuse sortie Yves adresse un courriel à Pierre pour lui exprimer ses remerciements. Il m’en adresse également une copie et m’autorise à la publier. Que personne n’hésite à « prendre sa plume » pour exprimer son opinion, en accord ou non avec ces points de vue. De la diversité des regards portés sur un événement naît la richesse des échanges. 

Pierre, un grand merci pour avoir fait venir le soleil pour cette inoubliable sortie  au Parc des Félins.

La grandeur des enclos et les volières m’ont fait rêver. La visite avec un guide est très instructive.

Nous avons pu voir en réel tous ces animaux que nous voyons dans les reportages animaliers.

Le repas était excellent et l’ambiance conviviale. Cela nous permet de parler de nos animaux, de nos reproductions et des souvenirs des anciennes sorties que nous avons partagés ensemble.

A Terre des Singes, l’immense volière aux perroquets était féérique.

Nous avons pu découvrir la vie sociale des Magots dans ce parc forestier magnifique.

Je n’ai qu’un regret, cette présentation au public reflète la vision que notre société développe vis à vis de la nature et que je ne partage pas du tout. Les gens ne veulent plus voir d’animaux derrière des barreaux car ils ont l’impression de les voir en prison, et ils ne veulent plus voir les animaux non domestiques se reproduire en captivité car ils ont l’impression que leur vie future sera en souffrance du manque de liberté.

Pour moi, ma vision du monde animal est basée sur la reproduction des espèces qui maintient la diversité des races.

La jeunesse représente l’avenir de la vie. Nous sommes de passage sur terre, la vie n’est qu’un renouvellement permanent que nous devons protéger.

Je regrette de ne pas avoir vu des petits lionceaux, des petits jaguars, des petits tigres jouer avec inconscience près de leurs parents protecteurs. Cela est sûrement voulu pour ne pas choquer les membres, toujours plus nombreux, des associations qui se disent écologiques. Le but de ces parcs n’est pas pédagogique mais financier et ils doivent faire le maximum d’entrées !

Merci encore pour tout ce que tu as fait pour cette agréable sortie.

Yves

A PROPOS DES PHOENIX

Dans sa récente présentation sur ce site de son élevage notre jeune ami Tom Poncet a publié une photo d’un couple de Phoenix. Photographies très jolies, certes, mais qui ont suscité une réaction de spécialiste eu égard à la conformité des sujets présentés avec les données du standard. Le coq, en particulier, a une morphologie qui laisse à désirer et des faucilles très « modestes » pour cette race !

Merci donc à Alain Chauffourier pour son regard attentif et ses remarques judicieuses. Merci aussi de contribuer à la formation d’un jeune éleveur qui, malgré sa passion et son talent, n’est pas plus que nous autres à l’abri des erreurs toujours possibles. Merci encore, bien sûr, à Tom qui, par ses présentations, permet à tous d’avancer sur le chemin de la rigueur et de la qualité.

Voici la photo incriminée :

COUPLE PHOENIX

Et voici un spécimen présenté par Alain :

PHOENIX Les images parlent d’elles-mêmes !