LA GÂTINAISE : origines

Nos anciens ont gardé intacte la mémoire de notre association. C’est ainsi que notre Président d’Honneur, Jean PASSERIEUX, me communique un article pieusement conservé dans ses archives. Merci à lui et merci à l’auteur, Jean-Pierre BARBIER, éleveur bien connu de Gâtinaises.

C’est dans les années 1900 qu’un Aviculteur du nom de Albert RENARD remarqua dans la région du Gâtinais, comprise dans l’Ile de France et l’Orléanais, entre Nemours, Montargis et Sens, qu’il existait dans les fermes une poule qui se reproduisait sous deux variétés de couleurs, ayant toutes deux mêmes forme et poids, mêmes qualités, mais l’une totalement blanche et l’autre herminée (et en nombre inférieur dans les couvées). Les sujets blancs, déjà beaucoup plus prisés des fermiers, attirèrent cet Aviculteur qui s’en procura et en fit la sélection.

               Mr RENARD fut le premier, après quelques années d’efforts, à présenter des sujets blanc pur dans une exposition, sous le nom de « Poule blanche du Gâtinais »… Cela se passait en 1906, à l’exposition nationale de Paris, au Grand Palais. Le jugement de ces premières « Gâtinaises » qui remportèrent un grand succès fut réalisé par Mr Henri VOITELLIER, Juge officiel.

               En 1907, l’année suivante donc, Mr RENARD exposa de nouveau ses poules blanches du Gâtinais qui servirent de type de base pour le premier standard établi lors de cette exposition. Lors de cette manifestation se réunirent également quelques amateurs attirés par la beauté et les performances de cette volaille et il fut projeté de créer un club ayant pour but de mettre en valeur qualités naturelles et mérites de cette poule.

               Parmi ces Amateurs il faut nommer Mr de SAIVILLE, artiste peintre et éleveur amateur qui avait réuni au château de Courbes-Vaux, à Saint Germain des Prés (Loiret) de belles volailles de ce type blanc dont il faisait déjà sélection avec passion. Il faut citer aussi Mr René CAUCURTE, éleveur amateur qui s’était approvisionné auprès de Mr RENARD de quelques reproducteurs qui lui furent envoyés à SAMOIS sur SEINE, en Seine-et-Marne… Il m’est d’ailleurs agréable de préciser ici l’origine seine-et-marnaise de la Gâtinaise…

               Puis les mois passèrent et ce ne fut qu’en 1909 que les choses commencèrent à bouger. Après divers contacts, divers avis et plusieurs rendez-vous infructueux, Mr de SAINVILLE convia ses deux Collègues à se rendre à SENS, en l’Hôtel de l’Écu où, le 9 septembre à 10 heures, fut formé le premier groupement d’éleveurs de Poules blanches du Gâtinais. Il fut donné pour nom à ce groupement : GÂTINAIS CLUB FRANÇAIS (G.C.F).

               La première polémique, des plus serrées, mais restée courtoise, eut lieu à ce rendez-vous avec la Société d’Aviculture de Cher qui revendiquait cette volaille. Le G.C.F., dans un esprit de conciliation, leur abandonna le type herminé dont ils firent la « BOURBONNAISE », étant bien entendu qu’il conservait l’exclusivité du type blanc sous l’appellation « GÂTINAISE » .

               Les statuts du G.C.F. furent alors établis. Les standards Coq et Poule furent ensuite révisés pour y apporter quelques compléments.

               Le standard initial de la GÂTINAISE à cette époque fait état du fait que le Coq a le camail et le dos dorés (reflets pailleux) à l’âge adulte (coloration due au soleil est-il précisé). Plusieurs éleveurs de cette race s’attachent aujourd’hui au maintien de cette prétention que d’autres paraissent abandonner, préconisant un dos blanc et sans reflet.

               Lors de cette réunion il fut également procédé à la mise en place d’un bureau qui eut la composition suivante :

-Président : Mr de SAINVILLE (Elevage de COURBES-VAUX, SAINT-GERMAIN-DES-PRES)

-Vice-Président : Mr Albert RENARD (Aviculteur à LA CELLE SAINT CYR -Yonne)

-Secrétaire : Maître LE PREVOST (Notaire à CHAMPIGNELLES ; Yonne)

-Trésorier : Mr René CAUCURTE (Propriétaire-Eleveur, Moulin de la Madeleine, SAMOIS-SUR-SEINE, Seine-et-Marne.

               En mars 1911 le GATINAIS CLUB FRANCAIS comptait déjà 105 adhérents… C’est également en mars 1911 que le Bureau se compléta de 87 membres du Conseil, portant l’effectif dirigeant à 12 personnes. C’est également en cette année que parut le premier bulletin de liaison qui avait pour nom « LE MONDE AILE ».

Il faut encore préciser que quatre des Membres du Conseil étaient de l’Yonne, que deux autres habitaient Paris et deux autres le Loiret.

Mr René CAUCURTE devint par la suite vice-président de la SOCIETE CENTRALE D’AVICULTURE DE France, Commandeur du Mérite Agricole, Officier du Mérite Agricole de Belgique, Officier du Mérite Agricole d’Espagne.

Quant à Mr RENARD, créateur de cette race, il fut nommé Vice-Président d’Honneur du GATINAIS CLUB DE France.

Jean-Pierre BARBIER

MON CO-PAIN, LE RAT.

Témoignage d’une expérience personnelle et relation d’une recherche très documentée cet article ne manquera pas d’intéresser nombre d’entre nous. Qui n’a jamais été confronté aux difficultés dues à l’aptitude des rats à proliférer dans nos élevages, quelles que soient les précautions prises ? Le « copain » c’est, étymologiquement, celui avec qui on partage son pain. On partage parce qu’on s’aime bien, on a des affinités. Ce n’est peut-être pas tout à fait le cas avec le rat qui prend le pain que nous réservons à nos animaux malgré nous. Yves a donc bien raison d’introduire le tiret entre « co » et « pain ».

Merci à toi, Yves, pour cet article.

Cliquez sur le lien ci-dessous pour lire l’article de Yves Abate.

Mon copain le rat

NON, LES ANIMAUX NE SONT PAS BETES

PHOTO MARIE ANTOINETTE

De Marie-Antoinette et Alain je reçois le message suivant qui illustre le propos récent.

Squatter, ça existe même chez les animaux.

Un couple de pigeons a élu domicile dans le clapier. Il est parfaitement accueilli par le lapin ! Tout ce petit monde cohabite sans problème, pour le moment du moins !!!

A bientôt.

Maladies des pigeons : LA CIRCOVIROSE

Eleveurs de pigeons, ceci peut vous intéresser. Gérald DREUMONT me fait parvenir deux mails qu’il a reçus de Manu LOPEZ (de l’EAE) faisant état de problèmes sanitaires rencontrés à l’issue d’expositions.

Voici le premier de Manu LOPEZ

Objet : Circovirus.

Bonsoir à tous.

Suite à une communication téléphonique avec Michel GOYET, il semble qu’au retour de Nevers certaines colonies soient atteintes de circovirose.

Avec tout ce qui va avec…..! J’avais personnellement préparé un traitement pour le retour. Pour l’instant, certains sujets font un peu « la tronche » mais je vais voir l’évolution.  Ci-dessous les coordonnées du fournisseur du produit utilisé.  En pj un dossier technique.

 N’hésitez pas à en parler avec Michel.

Le produit est un désinfectant en poudre à large spectre. Son nom: bioVX.  Son prix: 37,77€ ttc + 18,85€ port.  Pour 1 boîte de 1Kg.

Contact: Mme ROBERT au 02 43 49 84 63.

>  www.lecarrefarago.com/

Et celui de Jacky Grauss, Président National du Club du Modena et Coordinateur Européen :

Bonsoir tout le monde,
S’il est établi que depuis mi-octobre l’adenovirose et/ou la circovirose sévissent d’une manière assez forte sur des colonies de pigeons dont une partie rentre d’exposition, il ne faut pas non plus plonger dans la sinistrose qui elle n’est pas un virus, mais un certain découragement mêlé à du dégout parcequ’on prend en pleine figure un phénomène que l’on n’attendait pas et contre lequel on n’est pas forcément préparé. Si vous voulez en savoir + sur ce virus qui n’est quand même pas nouveau (au moins 10 à 15ans) tapez adenovirose ou circovirose.
Je vous joins également une lettre du docteur Lefebvre écrite récemment. Si les propos du docteur sont très alarmistes et très protecteurs pour nos pigeons d’exposition (nous recommandant de ne pas les sortir), je pense que pour les éleveurs de pigeons voyageurs ni les propos, ni les échos seraient les mêmes, les enjeux non plus, vous l’avez compris. Je sais que les retours d’exposition dans une grande partie de l’Europe ont été catastrophiques pour certains, surtout fin octobre. Mais depuis, tout le monde est dans la confidence et chacun devrait avoir pris ses dispositions sauf ceux qui ont « l’amour du risque » ou ceux qui effectivement isolés ou manquant de contacts n’ont rien su avant.
J’ai moi-même pris le risque de partir avec plus de 60 pigeons au Championnat d’Europe (mais 60 ou 10, le risque est le même). Des éleveurs sont revenus d’Allemagne avec le virus qui s’est déclaré au bout de 6 jours (incubation de 5 à 10 jours), pour la majorité aucun signe, chez certains par chance certainement et chez d’autres parcequ’ils avaient pris des précautions et avaient préparé leur pigeons pour renforcer leur flore intestinale.
Alors je répète, ce que vous lisez d’une manière récurente dans mes articles, eau de boisson acidifiée avec du vinaigre de cidre(tout le temps, ce n’est pas un médicament mais un complément alimentaire), j’insiste cidre (je le choisis bio et non pasteurisé, 1.30€uro les 75cl) et des vitamines que je vous laisserai choisir parmi celles qui existent sur le marché. Croyez-moi, pour pas très cher, vos pigeons peuvent être en bonne santé et être résistants. Je n’ai pas dit que le risque n’est pas là, au contraire, mais je suis prêt et préparé pour lutter contre le virus.
Si vous en éprouvez le besoin, n’hésitez pas à me téléphoner, c’est de bon coeur que je partage mes expériences.
Avec toutes mes amitiés,
Jacky Grauss
Président National du Club du Modena et Coordinateur Européen,
06 80 32 87 37

Et maintenant cliquez sur les liens ci-dessous pour voir les documents afférents.

1- Article du docteur LEFEBVRE, vétérinaire.

circovirose 10 octobre 2017

2- Fiche technique sur un désinfectant poudre large spectre

biovx_

 

A PROPOS DES PHOENIX

Dans sa récente présentation sur ce site de son élevage notre jeune ami Tom Poncet a publié une photo d’un couple de Phoenix. Photographies très jolies, certes, mais qui ont suscité une réaction de spécialiste eu égard à la conformité des sujets présentés avec les données du standard. Le coq, en particulier, a une morphologie qui laisse à désirer et des faucilles très « modestes » pour cette race !

Merci donc à Alain Chauffourier pour son regard attentif et ses remarques judicieuses. Merci aussi de contribuer à la formation d’un jeune éleveur qui, malgré sa passion et son talent, n’est pas plus que nous autres à l’abri des erreurs toujours possibles. Merci encore, bien sûr, à Tom qui, par ses présentations, permet à tous d’avancer sur le chemin de la rigueur et de la qualité.

Voici la photo incriminée :

COUPLE PHOENIX

Et voici un spécimen présenté par Alain :

PHOENIX Les images parlent d’elles-mêmes !

ELEVER DES IBIS ROUGES

Notre ami Patrick Le Page nous entraîne dans le monde fantastique des ibis rouges. Il nous fait partager sa passion d’éleveur et éveillerait bien en nous l’envie de soigner des ibis rouges. Mais attention, lisez attentivement son article, vous vous rendrez compte qu’il n’est pas donné à tout le monde de se lancer dans cette activité pour le moins… accaparante. 

Cliquez sur le lien bleu pour ouvrir l’article et laissez-vous séduire par les photos prises par l’auteur dans son élevage.

ELEVAGE DE L’IBIS ROUGE