YVES ABATE RÉAGIT A L’ACTUALITÉ

Outre le commentaire d’Yves Abate que j’ai publié sous mon nom, j’ai reçu un texte du même auteur que vous trouverez ci-dessous.
Une émotion bien compréhensible, et souvent partagée, conduit à réagir simultanément aux deux points d’actualité présentés dernièrement, à savoir le décret d’application de la loi sur le bien-être animal et les mesures prises dans les élevages atteints par l’influenza aviaire.
Certes, l’attitude de nombre de nos contemporains témoigne d’un grand manque de connaissance des réalités du monde animal et de la nature en général. Le monde est devenu un monde de citadins en rupture avec ses racines originelles. La vie dans les cités est également source de tensions sociales qui ont des répercussions sur l’état psychologique des individus. Ainsi, peut-être, s’expliquent, en partie du moins, les relations à l’animal qui sont du même ordre que celle du bébé avec une peluche. C’est du même ordre mais avec un sens tout différent quand il s’agit d’adultes.
Ce que souligne Yves est juste quand il dit que la nouvelle loi nuira aux intérêts des vendeurs d’animaux. Tout comme elle rendra difficile les ventes ou les échanges dans le cadre des expositions associatives. Tout cela, sans doute, parce que notre société est malade d’une maladie pourtant curable si l’on prenait soin, dès le plus jeune âge, de proposer une éducation à la nature, à l’environnement, à la responsabilité.
Les discussions, les débats vont pouvoir aller bon train. Et les passions se déchaîner.
Peut-être vaut-il mieux ne pas traiter ensemble le sujet de ce décret et les problèmes sanitaires. Pour autant que j’aie pu m’en rendre compte, le décret n’aborde pas le sujet des usines d’élevage qui me paraît plus important quand on se préoccupe de bien-être animal. Mais on peut s’attendre à ce que le sujet soit traité dans d’autres décrets. Je pense que c’est aller un peu vite en besogne que d’affirmer que les gens ne veulent plus côtoyer d’animaux comme de dire que les hommes dont le nombre augmente sur la planète veulent éliminer les animaux pour garder une certaine suprématie. C’est également aller un peu loin, me semble-t-il, que d’affirmer que l’on trouve du plaisir à faire souffrir l’animal. Certes des comportements anormaux existent mais ne sont pas une règle générale et sont le fait de personnes qui requièrent des soins adaptés.
Ces quelques réflexions pour introduire le texte d’Yves que je remercie. Mais je tenais à introduire et nuancer tout en comprenant que l’émotion a pu entraîner très loin la plume de l’écrivain. Et mon souhait, pour conclure, c’est qu’un large débat puisse s’instaurer entre les lecteurs. Alors, chers lecteurs, à vos claviers !

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