ÉCOLOGIE

Yves Abate nous fait le plaisir de partager les références d’un ouvrage traitant d’un thème de grande actualité. La présentation qui en est faite m’a paru de nature à intéresser nombre d’entre nous. Je n’ai pas lu cet essai (pas encore) mais ai éprouvé le besoin d’éclairer un peu le sens du mot ÉCOLOGIE. Puissent ces quelques lignes aider à clarifier les chose !

ÉCOLOGIE

Qui, parmi les plus anciens d’entre nous, ceux qui sont nés au vingtième siècle et, a fortiori, fin de la première moitié et tout début de la seconde moitié, a entendu parler d’écologie dans sa jeunesse ?

Pour ma part je vis le jour en 1945 et ai vécu bien des années sans soupçonner l’existence de ce vocable. Aujourd’hui j’ai l’impression que le raccourci « écolo » ainsi que tous les substantifs construits sur cette base font partie des termes dont l’indice de fréquence d’emploi est parmi les plus élevés.

Alors de quoi parle-t-on ? Il est nécessaire de tenter d’y voir un peu clair car nous nous trouvons souvent entraînés dans des débats passionnés.

Le mot « écologie » est formé à partir de deux racines issues du Grec ancien. La première, « éco » pour « oïkos » signifie « maison » et la seconde, toujours issue du Grec ancien, « logos » signifie « discours », « étude ».

L’écologie serait donc l’étude, la science de ce qui concerne la « maison » au sens large c’est-à-dire notre environnement. Environnement naturel devenant de moins en moins naturel et posant à l’humain des problèmes dont on peut penser qu’ils résultent de sa propre action sur la planète.

Pour les curieux je ne puis m’empêcher de rapprocher les deux mots : écologie et économie. Ils ont le même préfixe. L’économie, littéralement, c’est l’administration, la gestion de la maison. C’est-à-dire l’art de réduire la dépense en tirant parti des moindres ressources pour obtenir le meilleur rendement.

En résumé l’écologie est la « science qui étudie les relations entre les êtres vivants et le milieu organique ou inorganique dans lequel ils vivent », mais elle désigne aussi et surtout un mouvement dont les idées prennent leurs sources dans la recherche de l’équilibre et, donc, de «la « gestion durable » des milieux naturels. Certains penseurs et précurseurs de l’écologie, tel le naturaliste Carl von Linné, ont pu parler d’économie de la nature. De nos jours, des écologues -écologistes scientifiques- peuvent traiter d’économie écologique.

Justement : écologue ou écologiste ? On peut se poser la question de ce genre de forme à propos de nombreux mots. Ophtalmologue ou ophtalmologiste ? Pourquoi cardiologue et non cardiologiste ? A partir de quelques recherches livresques je peux formuler les remarques qui suivent.

Le suffixe « -logiste » est lui-même composé de « log » (relatif au discours, à l’étude) complété de « -iste » désignant des personnes partisanes d’une doctrine ou d’un courant (créationnistes, socialiste, capitaliste, impressionniste…) ou bien l’agent d’une action (violoniste, oculiste…). Le suffixe « -logue » serait plus récent que le suffixe « -logiste ». La présence de l’un ou l’autre de ces suffixes pourrait témoigner de la date de formation du nom. « -logiste » pourrait marquer une origine antérieure au XVII° siècle et « -logue » une origine ne remontant qu’au XIX° siècle. Mais rien n’est vraiment tranché en la matière. Et ce d’autant moins que co-existent parfois les deux formes sans qu’on puisse expliciter toujours les nuances de sens. (Ophtalmologue et ophtalmologiste).

Revenons à l’écologie. Vous comprendrez pourquoi je me méfie des écologistes alors que je revendique haut et fort le droit (dont je fais même un devoir) d’être un écologue.

Guy

Les nouveaux prédateurs

Un essai engagé qui met en évidence les dérives de l’écologie radicale et des militants antispécistes.

Protéger les animaux, leur assurer des conditions de vie décentes, consommer autrement en respectant notre environnement… Qui serait en désaccord avec ces principes fondamentaux ? Mais, on le sait, l’enfer est souvent pavé de bonnes intentions.
Aujourd’hui, les activistes antispécistes et les militants écologistes les plus radicaux détournent ces idées partagées par le plus grand nombre. Animés par une idéologie radicale, convaincus que l’intimidation peut remplacer l’échange démocratique, ils imposent, peu à peu, leur vision du  » meilleur des mondes  » : une société dans laquelle l’homme et l’animal seraient égaux en droits. Cette rupture philosophique ne peut être que dramatique, pour les humains mais aussi et surtout pour les animaux dont l’existence dépend en grande partie de nous.

Avec cet essai passionné, Charles-Henri Bachelier, spécialiste du monde rural et directeur de revues consacrées à la chasse et la nature, veut rétablir le débat et sortir des anathèmes. Argument contre argument, il met en lumière les limites et les dérives de la mouvance animaliste. Au fil des pages, il rappelle que la relation entre l’homme et l’animal est plus complexe qu’une accumulation de bons sentiments ou de slogans menaçants : il s’agit d’un lien fondamental, reposant sur des siècles de compréhension, de savoir-faire… bref, de civilisation. Un héritage que ce livre nous aide à mieux comprendre et à protéger.

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