LE RESPECT DE L’ANIMAL

Il y a de quoi s’inquiéter quand on lit certains articles. Comment comprendre le verbe « respecter » ? Des citadins n’ayant aucune expérience de la vie avec des animaux élèvent la voix pour discréditer toute forme de domestication et d’utilisation de l’animal. Ce qui ne les empêche pas de profiter de sélections outrancières pour fabriquer des chiens (fiers descendants des loups ?) avec lesquels ils jouent comme avec des peluches.

Je partage ci-dessous le message de Matthieu Leuridan sur Facebook. A chacun de réagir en fonction de ses convictions.

Guy

RÉFLEXIONS SUR NOTRE TEMPS – YVES ABATE

Yves réagit à mon article du 10 avril dernier. J’ai plaisir à partager sur notre site ses propos empreints d’une grande sagesse. Par ailleurs il s’inquiète à juste titre de la situation des associations avicoles par les temps troublés que nous vivons. Je cite ce qu’il m’écrit dans un mail :

« Je viens d’apprendre que le club de l’EAE, dont je fais partie depuis une trentaine d’années, va disparaître ! Les clubs avicoles sont en sommeil, ils vont devoir faire des efforts pour repartir.« 

Et voici sa réaction à l’article du 10 avril.

Par ces temps moroses, Guy nous transmet quelques réflexions d’actualité pour donner un peu de vie au site de la SABG. 

Il termine par cette phrase : « Je nous souhaite à tous de traverser le plus sereinement possible ces « vagues » terribles sur lesquels la Covid-19 nous fait « surfer » comme on dit en « bon » français. » Nous sommes tantôt sur un pic, tantôt sur un plateau, tantôt sur une descente.  

Nous vivons cette pandémie au gré des annonces médiatiques. Peurs, angoisses, paniques bercent notre quotidien. 

Pour moi, petit vieux retraité exilé dans mon oasis de nature, entouré par toute ma volaille, je me sens très peu impliqué dans cette crise sanitaire. 

Oui, la mort plane sur nos têtes, et alors, c’est notre destinée à tous, aujourd’hui ou demain ! 

Je suis surpris de voir l’insouciance de la jeunesse et les craintes de la vieillesse devant cette fin de vie qui nous est inéluctable. Pour moi, je vois les choses complètement inversées : les jeunes doivent craindre de perdre leur avenir et les vieux doivent accepter de laisser la place aux jeunes ! 

Je me sens d’ailleurs de moins en moins concerné par l’avenir de l’humanité. Je ne veux pas sauver la planète car je n’en ai plus le temps et l’énergie. Cela ne m’empêche pas d’être conscient des nombreuses crises que devront affronter les générations futures. Nous devons modifier nos habitudes pour s’adapter aux changements de notre environnement. 

Oui, amis éleveurs, traversons sereinement ces moments difficiles et profitons de ce merveilleux printemps 2021 avec le renouveau de la nature. 

Actuellement, j’ai beaucoup de petits poussins qui m’apportent leur vivacité et leur joie de venir passer un moment sur notre jolie terre. 

Reproduisez, sélectionnez et rendez-vous le plus tôt possible à une grande exposition avicole pour montrer au public les plus beaux et adorables animaux domestiques que nous choyons quotidiennement. 

Bien amicalement. 

Yves ABATE 

EN SIGNE D’AMITIÉ : QUELQUES RÉFLEXIONS DE GUY

I- ÉCRITURE INCLUSIVE

Chers adhérents de la S.A.B.G. et autres associations, amis éleveurs,

Pour commencer, ne soyez pas offusquées, amies éleveuses, si je ne vous ai pas spécifiquement mentionnées dans l’adresse. Pour moi, vieux de la vieille, le groupe « amis éleveurs » comprend automatiquement les amies éleveuses sans qu’il soit nécessaire de préciser. Mais nous vivons une époque moderne et pleine de contradictions. On prône l’écriture inclusive pour ne pas oublier les dames mais en même temps on remet en cause le genre. On recherche la simplicité mais on ne s’offusque pas devant cette écriture inclusive si rebutante à pratiquer.

Quelques règles et exemples d’écriture inclusive. Ils font de l’élevage. Jusqu’à présent on entendait dans cette expression que le groupe dont on parle est composé aussi bien d’hommes que de femmes dans des proportions non précisées. Aujourd’hui il faudrait mentionner par ordre alphabétique les termes au féminin et au masculin. On devrait donc écrire : Elles et ils font de l’élevage. Quant à l’accord, il se fait avec le sujet le plus proche du verbe : Les hommes et les femmes sont belles.

On utilise un point milieu pour marquer le genre des mots : les éleveur.euse.s, les acteur.trice.s. Vous trouvez ça facile, vous ? D’autant moins que mes exemples ne sont pas vraiment justes. En effet, les points ne sont pas corrects mais je ne sais pas les produire à partir de mon clavier. Par comparaison avec les tirets, le point correspondrait au tiret du 8 alors que le point milieu correspondrait au tiret du 6.

II- UN PEU DE LECTURE

Pour ceux qui aiment lire ou qui trouvent le temps de lire, je recommande ce titre de Boris Cyrulnik (Voir ci-dessous). L’auteur expose avec la simplicité qu’on lui connaît des réflexions sur l’actualité que nous vivons. Éleveurs, nous ne pouvons rester indifférents aux questions sur la place de l’humain dans la nature ni sur la place de l’individu dans la société. Beaucoup de nos certitudes nées de notre éducation, de notre expérience sont remises en cause actuellement, nous en sommes déboussolés. La réflexion de Boris Cyrulnik peut nous aider à nous réorienter, à repréciser un cap, à ne pas perdre tous nos repères.

Je nous souhaite à tous de traverser le plus sereinement possible ces « vagues » terribles sur lesquels la Covid-19 nous fait « surfer » comme on dit en « bon » français. En attendant des jours meilleurs soignez bien vos petites et grosses bêtes dans l’espoir que le jour où vous pourrez les présenter en exposition ne se fera pas trop attendre. N’hésitez pas à faire part de toutes remarques qui vous viendraient à l’esprit.

Bien amicalement,

Guy