Hubert REEVES et la biodiversité

L’article 2 des statuts de la S.A.B.G. précise les buts de l’association :

• la défense des intérêts des éleveurs-amateurs d’animaux de basse-cour ou d’ornement

• l’amélioration et la conservation des animaux de races pures

• la participation à des actions pédagogiques en lien avec les écoles pour répondre à la curiosité des enfants et des jeunes dans les domaines de la vie animale, de l’organisation des éco-systèmes, de la découverte de la richesse des différents formes de vie, du développement des valeurs de respect de la vie…

C’est dire que nous sommes concernés par tout ce qui touche à la vie animale ou végétale. C’est dire que l’actualité qui fait état quasi quotidiennement de la disparition d’espèces nombreuses ne peut nous laisser indifférents. C’est dire que le réchauffement climatique mesuré par les milieux scientifiques spécialisés a probablement de quoi nous inquiéter.

Certes un débat peut s’instaurer sur toutes ces questions. L’évolution du climat est-elle ou non due à l’activité humaine ? Ou est-elle le signe du évolution planétaire « normale » ?

Après avoir, dès 1987, dénoncé l’existence d’un réchauffement climatique causé par l’augmentation du CO2 dans l’atmosphère, Claude Allègre a changé d’avis et mis en doute l’origine humaine de ce réchauffement. Les dernières élections présidentielles américaines ont porté au pouvoir un autre « climato-sceptique », Donald Trump, dont les prises de position ne peuvent qu’inquiéter tous ceux qui militent pour une prise de conscience du phénomène et l’instauration de mesures de prévention et de sauvegarde.

A l’inverse, en France et dans de nombreux pays, les autorités politiques œuvrent en faveur d’études et d’actions. Ainsi a été créé le G.I.E.C. par l’O.N.U. en 1992 (Groupe d’experts Intergouvernementaux sur l’Evolution du Climat). Ainsi est née le 1° janvier 2017 l’ Agence française pour la biodiversité (Décret de la ministre de l’environnement, de l’énergie et de la mer du 23/12/2016).

C’est le célèbre astrophysicien Hubert Reeves qui vient d’être nommé président d’honneur de cette agence. Il constate sans appel : « La situation sur le plan de la biodiversité est très mauvaise ». Pour lui la faute en revient à l’activité des hommes qui sont loin d’avoir pris la mesure du problème climatique et se mettent en danger. « Les êtres humains ont tué à peu près la moitié des espèces vivantes … L’avenir de l’espèce humaine est en danger. Personne ne sait comment sera cette planète dans 30 ans ».

La menace est sérieuse, la situation est critique mais Hubert Reeves nuance le propos :      « Non, je ne suis pas pessimiste… C’est foutu quand on dit que c’est foutu. Donc il faut se battre ». Et des avancées ont lieu, parfois historiques : la création de l’agence qu’il préside et les conférences annuelles de la CONVENTION CADRE DES NATIONS UNIES SUR LES CHANGEMENTS CLIMATIQUES.

Chaque année cette convention réunit presque tous les pays (qualifiés de « Parties ») dont les représentants se rassemblent lors des « COP » (Conferences of the Parties ou CdP en Français). En 2015 s’est tenue la COP 21 à Paris et en 2016 la COP 22 à Marrakech.

La COP 21 a été un moment historique. C’était la première fois que presque toute l’humanité se mettait d’accord sur un point. Et Hubert Reeves d’ajouter : « Je ne suis pas pessimiste. Il y a beaucoup de villes de France où les actions écologistes sont importantes. En tant que principal fauteur de troubles l’Homme se doit d’agir. Notamment en œuvrant contre le réchauffement climatique, le risque central qui pèse sur la planète. On ne peut pas dire que nous serons encore là à la fin de ce siècle. Il faut empêcher la température de grimper au-delà de 2°, 3°, 4° : ça rendrait la planète pratiquement invivable. »

Une bonne nouvelle quand même : la violence de l’humanité recule (malgré les apparences). Sous l’empire romain, la probabilité de mourir de façon violente (guerre, meurtre) était 50 fois plus élevée qu’aujourd’hui.

Hubert Reeves souligne encore que le pape lui-même s’est exprimé pour l’arrêt de l’extraction du charbon, qualifiant cette nécessité de « problème moral » car l’humanité est mise en danger. Il appelle les climato-sceptiques à la raison, insistant sur le fait qu’il est raisonnable de s’adresser au G.I.E.C. qui est l’autorité la plus qualifiée en la matière. Il considère que l’accroissement important de la population humaine pose un problème majeur dont la solution réside essentiellement dans l’éducation des femmes dans tous les pays du monde.

Enfin lui est posée la question du sens de l’univers. C’est pour lui une question qui dépasse notre intelligence. Si elle est magnifique notre intelligence n’en est pas moins limitée.

Ayant trouvé ce sujet d’actualité susceptible d’intéresser beaucoup d’éleveurs parmi nous j’ai tenté de résumer ce que j’ai entendu au cours d’une émission radio et ce que j’ai lu en divers ouvrages. En ce qui concerne la question du sens (direction ou signification) je suggère aux petits curieux de lire un ouvrage petit par le nombre de pages mais grand par la richesse du contenu : LE MONDE A-T-IL UN SENS ? de Jean-Marie Pelt et Pierre Rabhi.

POMMEUSE sous le givre… Réchauffement climatique ?

img_20170101_160448

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s