INFLUENZA AVIAIRE (7)

Nouvelles informations transmises par J.C. PERIQUET concernant le relèvement du niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau élevé sur l’ensemble du territoire métropolitain. 

Influenza aviaire hautement pathogène H5N8 : passage en risque élevé sur l’ensemble du territoire métropolitain

A la suite de la découverte de plusieurs foyers d’influenza aviaire hautement pathogène H5N8 dans des élevages du Sud-Ouest et de cas dans la faune sauvage dans le Pas-de-Calais et la Haute-Savoie, le ministère de l’Agriculture, de l’agroalimentaire et de la Forêt a décidé de relever le niveau de risque vis-à-vis de la maladie au niveau « élevé » sur l’ensemble du territoire national. Ce choix a également été motivé par l’évolution rapide de la situation sanitaire en France et dans plusieurs pays d’Europe et par la dynamique de propagation du virus.

Pour rappel, sur la base d’un avis de l’Anses, le 17 novembre, le niveau de risque avait déjà été relevé de « négligeable » à « modéré » sur tout le territoire national. Dans les zones humides considérées comme des zones à risque particulier et qui constituent des arrêts sur la route des oiseaux migrateurs, le risque vis-à-vis de l’influenza aviaire avait été relevé pour atteindre le niveau « élevé ». Certains foyers découverts ces derniers jours se situent en dehors de ces zones. En conséquence, ce jour, par arrêté ministériel, le niveau de risque est désormais qualifié d’« élevé » sur l’ensemble du territoire.

 

Le risque « élevé » entraîne la mise en place de mesures de protection renforcées sur l’ensemble du territoire national, à savoir :

– l’obligation de confinement ou de pose de filets permettant d’empêcher tout contact avec les oiseaux sauvages pour tous les élevages commerciaux de volailles (sauf dérogation précisée par arrêté) et toutes les basses-cours (sans dérogation possible)

 

– l’interdiction de tout rassemblement de volailles vivantes, et en particulier des marchés de volailles vivantes. Les rassemblements peuvent avoir lieu sous dérogation, si notamment des dispositions sont mises en œuvre pour éviter tout risque de contamination par les oiseaux sauvages d’eau (oiseaux de la faune sauvage susceptibles d’être infectés par l’influenza aviaire) et entre volailles issues de différents élevages .

 

– l’interdiction de lâchers de gibiers à plume sur tout le territoire national. Les lâchers de faisans et de perdrix peuvent être, eux, autorisés sous certaines conditions, tout comme l’utilisation des appelants.

 

Enfin, le ministère rappelle qu’en parallèle de ces dispositions, des mesures de biosécurité strictes doivent être respectées dans toutes les exploitations de volailles et par toutes les personnes susceptibles de rentrer dans les élevages de volailles du territoire national. La gestion de ce nouvel épisode d’influenza aviaire dépend de la mobilisation et l’engagement de tous les acteurs du secteur.

Extrait de l’arrêté du 5 décembre :

1° Le point 1. de l’article 6 est complété par les alinéas suivants :

« les troupeaux de volailles ayant présenté des résultats positifs au dépistage sérologique de l’influenza aviaire et dont les résultats virologiques sont négatifs peuvent être classés à risque et les exploitations où ils sont détenus peuvent être placées sous arrêté préfectoral de mise sous surveillance (APMS) qui entraîne l’application de tout ou partie des mesures prévues aux articles 5 et 11 .

Pour les troupeaux reproducteurs, l’APMS prévoira également la mise en œuvre d’un contrôle renforcé des mesures de biosécurité prévues par l’arrêté du 8 février 2016 susvisé, en tenant compte du risque de propagation d’une infection aux couvoirs.

L’APMS est levé à l’issue de la réalisation des mesures de nettoyage et désinfection suivant le départ des troupeaux à risque. »;

2°Le point 2. de ce même article est remplacé par les dispositions suivantes :

« Lorsque des éléments d’ordre épidémiologique laissent craindre une diffusion plus large de l’influenza aviaire et sur instruction du ministre chargé de l’agriculture, le préfet met en place une zone de contrôle temporaire à l’intérieur de laquelle toutes les exploitations détenant des volailles ou d’autres oiseaux captifs sont soumises à tout ou partie des mesures prévues à l’article 5. ».

Autre arrêté du 5 décembre :

Article 1er

Le niveau de risque épizootique tel que défini à l’article 3 de l’arrêté du 16 mars 2016 susvisé est qualifié de « élevé » sur l’ensemble du territoire de la France métropolitaine.

Article 2

L’arrêté du 16 novembre 2016 qualifiant le niveau de risque épizootique en raison de l’infection de la faune sauvage par un virus de l’influenza aviaire hautement pathogène est abrogé.

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