Prédateurs dans les locaux d’élevage

En réponse à l’appel lancé dans le numéro 123 du bulletin, Yves ABATE nous apporte les précisions suivantes. Qu’il en soit remercié.


Suite à votre article ( bulletin n° 123 de septembre 2016) et votre demande de retour d’expérience sur la reconnaissance des auteurs de prédation et les moyens pour s’en protéger, je vous joins ces lignes ci-dessous.
Passionné par les animaux, j’ai organisé ma vie de retraité avec eux, mais bien que je veuille qu’ils vivent tous en liberté avec moi, je suis contraint de mettre les plus vulnérables en volière pour les protéger des prédateurs.
Lorsque l’on s’attache à des êtres vivants, leur disparition crée un vide affectif et c’est toujours une contrariété.
Je suis confronté à trois calamités : les rats, les maladies et les prédateurs.
Les rats, je dois vivre avec, mais je lutte sans cesse pour limiter leur multiplication (sachets raticides). Ma meilleur protection se fait par des volières bien étanches avec sol en ciment. Mais les animaux en liberté laissent toujours des restes de leurs repas (surtout les pigeons).
Les maladies, elles arrivent sans prévenir, et il faut toujours s’y préparer ( ventilation, humidité, nourriture, boisson, désinfection). Les traitements ne sont pas toujours efficaces.
Les prédateurs, animaux sauvages carnivores qui ne font leurs attaques que pour survivre, mais que l’on doit connaître pour pouvoir s’en protéger.
Le renard est très discret et vient souvent en fin de nuit. Il tue sa victime et préfère l’emmener plutôt que de la manger sur place. Sinon (dinde, oie, cygne) il mange les flancs et les entrailles puis revient pour les restes d’autres nuits. Pour les oiseaux, il y a souvent trace de lutte et plumes arrachées. Cela permet de retrouver son passage. Chez moi, il passe souvent sous le grillage et, quand je vois le trou qu’il a fait, je mets un collet et l’attrape parfois deux mois plus tard. Je mets également des cages en épis avec l’ouverture dans le grillage mais je dois journellement les vérifier car j’y attrape lapins, poules, canards, hérissons, poule d’eau, etc…
La fouine vient en pleine nuit. Elle tue sa victime et coupe le cou au niveau des épaules. Elle s’excite et peut tuer toutes les volaille qui bougent autour d’elle. C’est terrible lorsqu’elle peut rentrer dans une volière, il ne reste parfois plus d’animaux vivants. Il est très rare de voir par où elle passe car elle grimpe sur les grillages et sur les murs. Je ne mets pas de pièges qui tuent car j’ai trop d’animaux en liberté. Je mets des pièges cages avec parfois des œufs pour les attirer car elle en est friande.
Le blaireau n’est pas classé nuisible mais fait également de gros dégâts. Il est nocturne. Il aime également les œufs.
Le putois fait les même dégâts que la fouine
La corneille, elle aussi, est très discrète. Elle mange les œufs et les poussins
La pie , plus visible lorsqu’elle vient, fait les même dégâts que la corneille.
Le héron peut venir si vous avez un bassin. Il s’attaque aux poussins.
Le chat, souvent du voisin, est un redoutable prédateur. Il attaque poussins, poules naines, pigeons et lapereaux. J’en attrape parfois dans des cages. Je les y laisse en punition 24 heures et les rafraîchis avec un arrosoir d’eau avant de les relâcher. Ils ne reviennent plus jamais.
L’écureuil aime manger les œufs des nids dans les arbres mais je ne l’ai jamais vu dans mon poulailler.
Le hérisson lui aussi aime manger les œufs mais je n’en ai jamais pris en flagrant délit.
Je conseille aux éleveurs qui ont des dégâts dus aux prédateurs, de faire, le 30 juin de chaque année, une déclaration de dégâts et de l’envoyer à l’association des piégeurs de son département.
Ci-joint un exemple de déclaration en annexe.

fiche-de-dommages_2016-pour-lessonne-1

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