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SOCIETE AVICOLE BRIE ET GATINAIS

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Qui sommes-nous ?

Des éleveurs passionnés de nature, souvent aussi jardiniers, apiculteurs, des amoureux de la vie sous toutes ses formes. Le 10 février 1981 nos prédécesseurs ont fondé cette association selon les principes de la loi de 1901.

Nous poursuivons de notre mieux les buts qu’ils s’étaient assignés et qui figurent dans les statuts :

  • la défense des intérêts des éleveurs amateurs d’animaux de basse-cour ou d’ornement
  • l’amélioration et la conservation des animaux de races pures
  • la participation  à des actions pédagogiques en lien avec les écoles pour répondre à la curiosité des enfants et des jeunes dans les domaines de la vie animale, de l’organisation des écosystèmes, de découverte de la richesse des différentes formes de vie, de développement des valeurs de respect de la vie…

Notre siège social est actuellement à la mairie de BRIE-COMTE-ROBERT.

Chaque année nous organisons début novembre une grande exposition dans la salle du Safran de cette ville.

Un aperçu de la variété des animaux qui retiennent toute l’attention des adhérents de la Société Avicole Brie et Gâtinais. Cliquez pour voir les photos.

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INFLUENZA AVIAIRE

Le 08/06/2022, à 09:59, j-Claude Périquet a écrit :

Compte tenu de l’évolution favorable de la situation sanitaire, le niveau de risque vis-à-vis de l’IAHP a été abaissé à « négligeable » sur tout le territoire par arrêté ministériel du 03/06/2022, publié ce jour au JORF :

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000045873840

Merci à Thierry Duchemin qui nous transmet l’information.

DES JEUNES SE FONT ENTENDRE

AgroParisTech, vous connaissez ?

« AgroParisTech est l’institut national des sciences et industries du vivant et de l’environnement, sous tutelle des ministères en charge de l’agriculture et de l’enseignement supérieur. Acteur de l’enseignement supérieur et de la recherche, ce grand établissement de référence au plan international s’adresse aux grands enjeux du 21e siècle : nourrir les hommes en gérant durablement les territoires, préserver les ressources naturelles, favoriser les innovations et intégrer la bioéconomie. »

Lors de la remise de leur diplôme de fin d’études dans cet établissement quelques uns, parmi ces jeunes ingénieurs, ont pris la parole pour mettre en cause le contenu de leur apprentissage. appelant leurs camarades à utiliser leurs compétences pour une autre agriculture. Ils dénoncent les solutions envisagées pour réduire l’impact de l’agriculture sur la biodiversité et le réchauffement climatique fondées sur des technologies innovantes. Ils s’attachent aux solutions ultra locales et anti-productivistes et refusent de penser que la lutte contre la dégradation de la planète ne serait que technique.

Ingénieurs ils partent de l’état physique de la terre pour en tirer des conclusions à la fois scientifiques, sociales et politiques. On ne peut les taxer d’être ni des rétrogrades, ni des déserteurs, ni des utopistes. On pourrait même se demander si les alternatives qu’ils proposent ne sont pas encore trop limitées, plus libertariennes que libertaires. Question de point de vue !

Quoiqu’il en soit ces étudiants, très critiqués ces derniers jours, ne méritent pas notre condescendance. Ils nous montrent que la jeunesse a pris conscience de la gravité de la situation de la planète et cherchent courageusement à prendre le problème à bras le corps.

PAYSANS

Éleveurs amateurs, jardiniers, paysans… même passion : la vie. Et la vie c’est, d’abord, la nature. Nature pouvant être apprivoisée, certes, gérée pour nourrir l’humanité, mais respectée. Le paysan c’est justement celui qui gère la nature pour nourrir ses semblables. C’est celui qui façonne les paysages pour le bien de tous en prenant en compte les besoins même de la nature qu’il observe et ne contredit pas.

C’est bien ce qu’avait compris Claude Michelet, fils d’Edmond, ministre de De Gaulle et ancien résistant.

Dès son plus jeune âge il a fui le miroir aux alouettes de la capitale. Il a repris les 19 ha de friche de la ferme familiale, en Corrèze, où il a élevé quelques Limousines. Et, la nuit, il s’adonnait à sa seconde passion, en lien avec la première : l’écriture.

De son expérience paysanne et de sa plume d’écrivain est sortie la saga des Vialhe dont le premier tome, Des grives et des loups, m’avait enchanté dans les années 80. Il évoquait la grande sécheresse de 1976, les suicides de paysans dans les campagnes, les combats contre les projets de lotissements. Plus tard, en 1992, il fera éclater son indignation lors de l’inauguration du parc Disneyland pour la construction duquel ont été détruits des ha de blé peu avant la moisson.

Claude Michelet vient de nous quitter. Je ne pense pas que son œuvre laisse beaucoup d’indifférents parmi ceux qui ont eu l’occasion de le lire. Et, aux adhérents de la SABG passionnés de nature, je recommande ses ouvrages où, compte tenu de leur âge moyen il est permis de penser qu’ils retrouveront des souvenirs de jeunesse. Un certain nombre de pages revêt un caractère prémonitoire eu égard aux questions climatiques, aux problèmes de pollution, à l’appauvrissement de la biodiversité.

Guy

QUAND LA LANGUE INVENTE DE NOUVEAUX MOTS POUR SUIVRE L’ÉVOLUTION DES IDÉES

Le mot SENTIENCE entre dans le Larousse 2020

Par

Astrid Guillaume

fondation-droit-animal.org

Certains le connaissent déjà très bien et l’emploient depuis longtemps, d’autres en découvrent le sens et se demandent encore comment le prononcer, pour d’autres enfin son existence en français est discutable et inutile, le mot sentience a fait couler beaucoup d’encre avant d’entrer dans le Larousse 2020, à croire que les enjeux qui se cachaient derrière ce mot étaient bien plus grands qu’on ne le pense au premier abord.

L’Académie française des Vétérinaires s’était même improvisée linguiste et traductologue pour s’opposer farouchement à l’utilisation de sentient/sentience, par peur que la frontière entre les humains et les animaux ne soient amoindrie et que des dérives dangereuses ne compromettent la supériorité humaine sur les animaux : “Ces termes, s’ils étaient retenus, seraient rapidement utilisés de façon abusive avec un risque certain de servir d’arguments aux tenants de l’égalité entre l’Homme et les animaux, quelle que soit leur espèce, voire par les juristes souhaitant accorder une personnalité aux animaux.” Nous reviendrons dans un autre article pour la revue de la LFDA sur l’historique, les débats en hauts lieux et les enjeux qui se cachent derrière l’utilisation et l’histoire de ce mot d’origine latine, employé en anglais et déjà présent en allemand, espagnol et italien.

Définition

Pour le moment, retenons juste sa définition française telle que présentée dans le Larousse et n’hésitons plus à l’employer sans modération.

Sentience (du lat. sentiens, ressentant) : pour un être vivant, capacité à ressentir les émotions, la douleur, le bien-être, etc. et à percevoir de façon subjective son environnement et ses expériences de vie.

La définition du Larousse est largement inspirée de celle de Donald Broom, professeur en bien-être animal au Centre for Animal Welfare and Anthrozoology de Cambridge, dont l’intervention à l’Unesco lors du Colloque « Le bien-être animal de la science au droit » organisé en décembre 2015 par la LFDA, avait fait date. Pour D. Broom, un être sentient est capable « d’évaluer les actions des autres en relation avec les siennes et de tiers, de se souvenir de ses actions et de leurs conséquences, d’en évaluer les risques et les bénéfices, de ressentir des sentiments, d’avoir un degré variable de conscience ». Un être sentient ressent la douleur, le plaisir et diverses émotions. Il a la capacité d’éprouver des choses subjectivement et d’avoir des expériences vécues. Un être sentient est un être conscient. L’éthique animale part du constat que la sentience implique a minima la capacité d’éprouver douleur et plaisir. La sentience fait que ce qui arrive à un être sentient lui importe.

Combler un vide traductologique

Dans son intervention à l’Unesco, Donald Broom était catégorique : « Je crois que c’est très important que “sentience” ne soit pas traduit par “sensible”. J’espère qu’il y a beaucoup de Français qui comprennent ceci. » L’entrée du mot sentience dans le Larousse est donc une première étape cruciale pour la reconnaissance d’un éventail plus fin de types de ressentis chez les diverses espèces animales. Les étapes suivantes seront essentielles pour la reconnaissance du bien-être des animaux, pour la bientraitance* et pour le respect avec lequel nous devons les considérer. Il s’agira de bien comprendre ce mot pour l’utiliser naturellement et de manière appropriée. Il s’agira surtout de l’employer systématiquement en lieu et place de sensible/sensibilité lorsqu’il faudra le traduire en français depuis l’anglais. En effet, la grande polysémie des mots sensible/sensibilité en français génère à la traduction un flou bien peu artistique et peu adapté surtout quand il s’agit de traduire des textes juridiques.

Sentience versus sensibilité

L’introduction dans le Larousse du mot sentience, de surcroît avec cette définition qui va au-delà du mot sensibilité, est donc une très bonne nouvelle pour les linguistes qui se réjouissent toujours de voir la langue française s’enrichir de nouveaux termes aussi précisément définis, mais aussi et surtout pour tous les êtres sentients, dont les émotions et la conscience étaient masquées, diminuées, voire niées en français par le mot sensibilité, trop polysémique et trop souvent utilisé sans ses nuances sémantiques pour traduire le mot sentience depuis l’anglais.

Les mots vivent, se définissent et se redéfinissent sans cesse, c’est bien là le propre de leur histoire, ils voyagent et se traduisent dans toutes les langues du monde : employer le mot juste et traduire précisément les textes en lien avec la bientraitance des animaux, c’est assurer un avenir meilleur à tous les animaux dans tous les domaines de la société où les humains interagissent avec eux dans le respect de leur sensibilité pour les uns et de leur sentience pour les autres.

Bienvenue au mot sentience dans la langue française !

Astrid Guillaume

* A. Guillaume « Le poids des mots/maux autour de la sentience animale: différences sémantique et traductologique entre bien-être et bientraitance », in Le bien-être animal : de la science au droit, L’Harmattan, 2018, pp. 69-80.

Article publié dans le numéro 102 de la revue Droit Animal, Éthique & Sciences

RÉVOLTE D’ÉLEVEUR (Suite de la suite)

Décidément, l’article de Yves Abate a suscité des commentaires. Je m’en réjouis fort. Après Claire Chevalier c’est au tour de Jean-Luc Aubruchet de s’exprimer sur le sujet. Non sans humour il propose une solution idéale qui serait de créer une super association qui s’appellerait la SCAF !!!

Ne manquez pas de lire son commentaire en cliquant sur le lien « Commentaire » à gauche de l’article écrit par Yves. Et merci encore pour votre participation.

Guy

RÉVOLTE D’ÉLEVEUR (Suite)

L’article de Yves Abate publié le 16 avril dernier a fait l’objet d’un commentaire de Claire Chevalier qui permet de mieux comprendre les intentions des pétitionnaires. Surtout n’omettez pas de lire ce message en cliquant sur le terme « Commentaire » à gauche de l’article cité.

Merci à Claire pour ces précisions extrêmement importantes. Et que personne n’hésite à faire part, sous forme d’un commentaire ou d’un article, de son point de vue personnel sur ce sujet ou sur toute autre question lui tenant à cœur.

Bonne lecture.

Guy

RÉVOLTE D’ÉLEVEUR

A propos des expositions d’animaux.

Chers lecteurs, Il y a 10 jours je recevais ce courriel d’Yves Abate. Hélas, je ne l’ai pas vu immédiatement et mes occupations ne m’ont pas permis de m’en occuper très vite. Je pense cependant que nous sommes tous concernés par le sujet et que nous serons nombreux à partager le sentiment de révolte qu’exprime Yves. Que pouvons-nous faire ? La moindre des choses serait d’en parler entre nous afin de dégager des pistes de réflexion susceptibles de déboucher sur des pistes d’action.

Bonjour Guy, je suis toujours là !

Je te joins une pétition à signer, pétition que je viens de recevoir et  qui m’a révolté : « Non aux expositions d’animaux en ville », et cette pétition a déjà récolté 25 000 signatures !

Je pense que les présidents de clubs avicoles devraient réagir car notre monde est en train de changer. L’EAE a disparu, je vois, d’après le compte-rendu de leur AG, que le Club Avicole du Gâtinais est en difficulté de gouvernance et bien d’autres associations ont des difficultés. Bien sûr que la pandémie du Covid et l’Influenza aviaire n’ont rien arrangé !

Je trouve que de nombreux jeunes deviennent de moins en moins tolérants. Il n’y a qu’à voir la montée de la violence dans le monde entier !

Des groupes minoritaires, activés par les réseaux sociaux, exposent leurs idées et veulent imposer leurs croyances par des pétitions et par des pressions médiatiques.

Ce qu’on appelle nos « libertés » sont en train de diminuer sur tous les plans.

Bien sûr que ce repli sur soi et cette intolérance vis à vis des autres êtres vivants entraine une réaction de mécontentement. Les premiers touchés sont les animaux et nous prenons conscience qu’il faut arrêter certains abus.(élevages intensifs disproportionnés, chasses traditionnelles d’espèces en voie de disparition, souffrance animale dans les abattoirs et dans les corridas et bien d’autres choses qui ne devraient plus exister au 21e siècle).

Les foires agricoles et les expositions avicoles permettent d’améliorer une sélection des animaux domestiques suivant certains critères. Elles permettent également de faire découvrir les animaux domestiques aux jeunes des villes qui ont de moins en moins de contact avec la nature.

Il est certain que notre hobby d’éleveur amateur sélectionneur n’est pas partagé par tous et qu’il est actuellement menacé par des minorités qui mettent en avant de fausses idées. Et les personnes non concernées ou non au courant sont prêtes à signer une pétition et à soutenir ces idées en pensant agir pour la bonne cause.

Voilà le danger de ces pétitions adressées à des non-spécialistes des sujets exposés.

Bien amicalement.

Yves

Et voici le document en question : cliquez sur le lien ci-dessous.